Le cadre théorique de l’évaluation standardisée est faible...
Par Fouinayage, dimanche 20 septembre 2009 { Catégorie: Evaluation } | commenter

(CC) SideLong
(...) Avant d’être techniques, les choix sont tout d’abord politiques, un choix de modèle d’évaluation des politiques publiques : veut-on aller vers ce que les politologues appellent l’ « évaluation gestionnaire » (schématiquement une approche dans laquelle l’outil, conçu comme un instrument technique entre les mains de l’administration est inclus majoritairement dans une logique de reddition de compte interne à l’administration et au politique), le modèle de l’ « évaluation démocratique » (démarche élaborée par une pluralité d’acteurs avec une responsabilisation prépondérante envers le grand public associée à une publication externe des résultats des écoles) ou un modèle d’évaluation que j’appellerai « professionnalisante » (approche là aussi conçue par des acteurs pluralistes destinée de façon prépondérante à un usage par les professionnels, en particulier les enseignants, sans publication au grand public) ? De ces grands modèles politiques découlent un ensemble de caractéristiques plus techniques qui façonnent le dispositif d’évaluation standardisée et qui lui donnent sa cohérence, cohérence politique que certains pays ont du mal aujourd’hui à trouver faute d’une réflexion en amont sur les enjeux politiques de leur système éducatif. Les outils d’évaluation ne doivent jamais être conçus comme des instruments techniques neutres, ils sont au service d’une vision de l’école. (...)
Un rapport européen de Nathalie Mons recadre l'efficacité des évaluations standardisées pour les systèmes éducatifs Nathalie Mons Maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Pierre-Mendès- France (Grenoble 2, France) et professeur invité au London Institute of Education (Royaume-Uni)





Voilà maintenant une dizaine d'années que j'installe l'une ou l'autre version de


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